Inspiration Jeunes : Retour d’expérience de Tiphaine et Dassault autour des ateliers territoriaux des États généraux de la santé et de la protection sociale : « Si c’était à refaire, je le referais ! »

Le 24 mars dernier, à Rennes, se tenaient des ateliers territoriaux dans le cadre des États généraux de la santé et de la protection sociale. Cet événement avait pour objectif de revenir sur les résultats de la consultation en ligne menée de l’automne 2025 à février 2026, et d’échanger sur des enjeux liés à la santé.

Le 24 mars au soir, Tiphaine, informée par un membre de son association Cultiver l’Avenir, se rendait au point de rendez-vous situé aux abords de la gare de Rennes. Dassault, lui, rejoignait l’événement après sa journée d’alternance, ayant été informé de cette soirée, par le responsable de son master en Economie Sociale et Solidaire (ESS).

Tiphaine et Dassault se sont retrouvés dans deux ateliers pour explorer l’accès aux soins, la prévention en santé, ainsi que la santé environnementale.

Leurs motivations n’étaient pas les mêmes. Dassault était attiré par les questions de santé. Il souhaitait militer pour replacer l’usager au cœur des politiques de santé et promouvoir la prévention. Étudiant en alternance dans une structure coopérative engagée sur la santé mentale, il tenait à montrer que le modèle non lucratif permet de garantir le droit à la santé mentale pour toutes et tous. Pour y parvenir, des financements restent indispensables.

Tiphaine, de son côté, était particulièrement motivée par la méthode employée et sa dimension politique : la participation citoyenne, les enjeux de démocratie en santé et la co-construction des politiques publiques. Elle souhaitait aborder plusieurs sujets lors de cette soirée : la santé mentale, les violences sexistes et sexuelles dans l’accès aux soins, ainsi que la prise en compte des publics en situation de précarité. Ayant réalisé un tour de l’Europe de l’alimentation, elle était sensible à l’importance de l’éducation à la démocratie alimentaire, un levier essentiel pour favoriser la santé environnementale et la citoyenneté.

Finalement, Tiphaine et Dassault savaient pourquoi ils participaient à cette soirée : pour porter des messages et défendre un système de santé plus égalitaire, plus résilient et plus démocratique.

Ce qu’ils en retiennent, c’est avant tout une méthode : celle du débat et de la co-construction entre les différents acteurs de la santé et de la société civile, des éléments qui font parfois défaut pour élaborer des politiques au service de l’intérêt général.

Les participants ont particulièrement apprécié les méthodes d’animation proposées par les facilitatrices, qui ont favorisé les échanges et permis un partage équitable de la parole. Pouvoir s’exprimer est une chose, mais être réellement entendu en est une autre.

Désormais, Tiphaine et Dassault attendent avec impatience la restitution des ateliers, qui permettra de formuler des propositions de mesures politiques pour la santé, en vue de la présidentielle de 2027.